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Les douze frères - Die zwölf Brüder

Le lundi 13 novembre 2006.

Les douze frères Traduction Française, René Bories
Die zwölf Brüder

Il était une fois un Roi et une Reine qui vivaient paisiblement ensemble et qui avaient douze enfants. Mais ceux ci étaient des garçons très bruyants. Un jour le Roi dit à son épouse :
-"Si le treizième enfant que tu portes est une fille, alors les douze garçons devront mourir afin que son royaume soit plus grand et lui revienne à elle seule."
Puis il fit faire douze cercueils qui furent emplis de copeaux et dans lesquels les coussins mortuaires reposaient déjà. Il les fit mettre dans une salle qui fermait à clé et remit celle ci à la Reine en la priant de n’en parler à personne.

Mais la mère se lamentait tant, assise chaque jour, que le plus jeune de ses enfants qui était toujours auprès d’elle et qu’elle avait prénommé Benjamin comme dans la Bible, s’approchant d’elle lui dit :
-"Chère Mère, pourquoi es-tu si triste ?"
-"Cher enfant répondit-elle, je ne peux rien te dire"
Mais il ne laissa pas en paix jusqu’à ce qu’elle ouvre la pièce et lui montre les douze cercueils emplis de copeaux. Puis elle lui dit :
-"Mon cher Benjamin, ton père a fait réaliser ces cercueils pour toi et tes frères, et si je mets au monde une fille, vous devrez être mis à mort et enterré dedans. Et tandis qu’elle pleurait en lui contant cela, son fils la consola et lui dit :
-"ne pleure pas, chère Mère, nous saurons nous protéger et nous en aller !"

Elle dit alors :
-"Pars avec tes onze frères dans la forêt, qu’un d’entre vous se tienne toujours sur le plus grand arbre que vous pourrez trouver pour monter la garde et observe la tour du château. Si je mets au monde un garçon, je hisserai un drapeau blanc et vous pourrez revenir, si je mets au monde une fille alors, partez aussi vite que vous pourrez et que Dieu vous protège. Chaque nuit je me lèverai pour prier pour vous, en hiver pour que vous ayez un feu pour vous réchauffer et en été pour que la chaleur ne vous accable pas."

Après avoir béni ses fils, ils partirent vers la forêt. L’un d’eux montait la garde et était assis sur le plus grand chêne et observait la tour. Lorsque onze jours furent écoulés et que le tour de Benjamin fut arrivé il aperçut qu’un drapeau était hissé ; mais il n’était pas blanc, mais rouge sang ; il annonçait qu’ils devaient être mis à mort. Quand les frères l’entendirent ils devinrent furieux et dirent :
-"Devrons nous à une fille le fait de devoir mourir ! Jurons de nous venger ; là où nous trouverons une fille, son sang devra couler."

Là dessus, ils s’enfoncèrent au plus profond et au plus sombre de la forêt au milieu de laquelle ils trouvèrent une petite maisonnette qui était vide. Ils déclarèrent :
-"Installons nous ici, toi, Benjamin, tu es le plus jeune et le plus faible, du devra rester à la maison et la garder, nous autres nous sortirons pour chercher à manger."
Puis ils se retirèrent dnas la forêt pour chasser les lièvres, les chevreuils, les oiseaux, les pigeons et tout ce qui pouvait se manger pour le rapporter à Benjamin qui devait les préparer afin d’apaiser leur faim. Ils vécurent dix années ensemble et le temps ne leur semblait pas long.

La petite fille que la Reine avait donné au Roi avait grandi, avait bon coœur et un beau visage. Elle portait une étoile d’or au front. Un jour de grande lessive, elle vit douze chemises d’homme et demanda à sa mère :
-"À qui sont ces douze chemises, pour le Père, elles sont bien trop petites ?"
Elle répondit le cœur lourd :
-"Ma chère enfant, elles appartiennent à tes douze frères."
La fillette dit :
-"Où sont mes douze frères, je n’en ai jamais entendu parler."
Elle répondit :
-"Dieu seul sait où ils sont ; ils errent dans le monde. Puis elle ouvrit la chambre dans laquelle se tenaient les douze cercueils remplis avec les copeaux et les coussins mortuaires. "Ces cercueils, dit-elle, étaient pour tes frères mais ils sont partis de la maison avant que tu viennes au monde." Et lui raconta comment tout était arrivé. La fillette dit alors :
-"Chère Mère, ne pleure pas, je partirai et je chercherai mes frères.

Puis elle prit les douze chemises et partit en direction de la forêt. Elle marcha toute la journée et le soir arriva à la petite maisonnette. Elle y entra et y trouva un jeune garçon qui demanda :
-"D’où viens-tu et que cherches-tu ici ?" puis s’étonna de sa beauté, des habits princiers qu’elle portait et de l’étoile d’or qui ornait son front. Alors elle répondit :
-"Je suis une princesse et je recherche mes douze frères partout où le ciel est bleu jusqu’à ce que je les retrouve." Elle lui montra aussi douze chemises qui leur appartenaient. Benjamin comprit qu’il s’agissait de sa sœur et dit :
-"Je suis Benjamin, ton plus jeune frère !"
Elle se mit à pleurer de joie ainsi que Benjamin. Ils s’embrassèrent et se serrèrent l’un contre l’autre d’une grande affection. Puis il dit :
-"Ma chère sœur, il y a encore une chose, nous nous sommes promis de tuer la première fille qui nous rencontrerons car c’est à cause d’une fille que nous avons perdu notre royaume."
Je veux bien mourir si je peux ainsi libérer mes douze frères.
-"Non, répondit-il, tu ne dois pas mourir, assieds toi dans ce tonneau, jusqu’à ce que les onze frères reviennent, alors nous nous mettrons d’accord sur ce que nous ferons de toi."
Elle s’exécuta et quand la nuit fut tombée, les autres frères revinrent de la chasse alors que le repas était prêt. Quand ils furent attablés et alors qu’ils mangeaient, ils demandèrent :
-"Alors, quoi de neuf ?"
-"Vous ne savez pas ?" répondit Benjamin.
-"Nom, répondirent-ils. Raconte donc"
-"Vous étiez dans la forêt et j’étais resté à la maison.."
-"Raconte nous donc !" hurlèrent-ils
-"Oui, mais vous devez me promettre que la première fille que nous rencontrerons ne sera pas tuée."
-"Oui, répondirent-ils en cœur, il lui sera fait grâce, mais raconte nous donc !"
Et il raconta.
-"Notre sœur est ici, et il souleva le couvercle du tonneau, et la princesse apparut dans ses vêtements royaux avec son étoile d’or sur le front, si belle, si douce et si délicate. Alors, ils se réjouirent tous, la serrèrent entre leurs bras, l’embrassèrent et l’accueillirent dans leur coœur.

Elle resta donc avec Benjamin à la maison et l’aidait à sa tâche. Les onze frères allaient dans la forêt pour trouver le gibier, les cerfs, les oiseaux et les pigeons afin qu’ils aient à manger. Benjamin et sa sœur, veillaient à ce que tout soit préparé. Elle ramassait le bois pour la cuisson, les herbes aromatiques pour l’assaisonnement des légumes et mettait le pot sur le feu pour que le repas soit toujours prêt lorsque les onze frères rentraient. Elle veillait aussi à ce que la maison soit toujours rangée, tenait les lits propres, blancs et bien faits. Les frères étaient toujours satisfaits et vivaient en parfaite harmonie à ses côtés.

Un jour, alors que tous deux avaient préparé un bon repas et que tous, tout à leur joie, étaient rassemblés, assis buvant et mangeant, elle alla, pour leur faire plaisir, couper douze lys, qu’on nomme aussi "étudiants" et qui poussaient dans le jardinet adossé à la maisonnette. Elle voulait les rapporter à la maison pour en offrir une à chacun. À peine les eut-elle coupées que dans l’instant, les douze frères furent transformés en corbeaux qui s’enfuirent à tire d’aile au dessus de la forêt, que la maison, le jardinet disparurent aussi. La pauvre fille resta seule dans la forêt sauvage et en regardant autour d’elle, elle vit une vieille femme près d’elle. Celle-ci lui dit :
-"Mon enfant, qu’as-tu fait ? Pourquoi as-tu coupé les douze fleurs et ne les as-tu point laissées sur pied ? C’était tes frères, et ils ont été transformés en corbeaux."
La fille répondit en pleurant :
-"N’y a-t-il pas un moyen de les libérer de ce mauvais sort ?"
-"Non, dit la vieille, personne en ce bas monde exceptée toi même, mais c’est si difficile que tu ne pourras pas les libérer car tu ne devras prononcer aucun mot ni ne devras pas sourire, sept années durant. Ne prononce qu’un seul mot ou qu’il ne manque qu’une seule heure aux sept années, alors tout n’aura été que vain et tes frères périront de tes propres paroles.

Au plus profond de son cœur, la jeune fille jura :
-"Je sais que je peux libérer mes frères !" puis elle partit à la recherche d’un grand arbre, se hissa sur la plus haute branche sans plus parler ni rire...
Un jour, un roi vint chasser dans la forêt, il avait un grand lèvrier qui courut jusqu’à l’arbre où la jeune fille était assise, et il se mit à sauter tout autour en aboyant. Le roi s’approchant vit la belle princesse à l’étoile d’or sur le front et fut si touché par sa beauté qu’il lui proposa de devenir sa femme. Elle ne répondit pas mais hocha légèrement la tête. Alors il grimpa à l’arbre pour la rejoindre et la redescendit pour l’assoir sur un cheval et l’emmener chez lui.

Alors les noces furent célébrées avec fastes et joie ; mais l’épouse ni ne parla ni ne ria.

Après avoir vécu heureux deux années ensemble, la mère du roi qui était une méchante femme commença à calomnier la jeune reine et dit au roi :
-"C’est une simple quémandeuse que tu nous as ramenée, qui sait quel coup impie elle nous prépare en douce. Si elle est silencieuse et qu’elle ne peut pas parler, elle pourrait au moins rire, mais qui ne rit, a un fond mauvais."
Le roi n’en voulut d’abord rien croire, mais la vieille fit tant et si longtemps en l’accusant de tant de mauvaises choses que le roi finit par se laisser convaincre et la fit condamner à mort.

On fit alors un grand feu dans la cour du château dans lequel elle devait être brûlée ; le roi se tenait en haut à la fenêtre et regardait les yeux humides car il l’aimait toujours. Alors qu’elle était attachée au poteau et que le feu léchait sa robe le dernier instant des sept années s’écoula. On entendit alors, fendre l’air, un vrombissement et douze corbeaux planèrent jusqu’à terre ; et quand il touchèrent le sol les douze frères apparurent qu’elle avait libérés. Ils dispersèrent le feu, éteignirent les flammes, libérèrent leur chère sœur, l’embrassèrent et la serrèrent sur leur cœur.

Maintenant qu’elle pouvait enfin ouvrir la bouche et parler elle expliqua au roi la raison pour laquelle elle avait été muette et pour laquelle elle ne pouvait pas rire. Le roi se réjouit en l’entendant qu’elle n’était pas coupable.

Ils vivèrent ensemble unis jusqu’à leur mort.

Quant à la méchante belle mère, elle fut présentée à un tribunal et fut mise dans un tonneau qu’on remplit d’huile bouillante et de serpents venimeux. Elle mourut d’une mort atroce.


Die zwölf Brüder

Es war einmal ein König und eine Königin, die lebten in Frieden miteinander und hatten zwölf Kinder, das waren aber lauter Buben. Nun sprach der König zu seiner Frau : »Wenn das dreizehnte Kind, was du zur Welt bringst, ein Mädchen ist, so sollen die zwölf Buben sterben, damit sein Reichtum groß wird und das Königreich ihm allein zufällt.« Er ließ auch zwölf Särge machen, die waren schon mit Hobelspänen gefüllt, und in jedem lag das Totenkißchen, und ließ sie in eine verschlossene Stube bringen, dann gab er der Königin den Schlüssel und gebot ihr, niemand etwas davon zu sagen.

Die Mutter aber saß nun den ganzen Tag und trauerte, so daß der kleinste Sohn, der immer bei ihr war und den sie nach der Bibel Benjamin nannte, zu ihr sprach : »Liebe Mutter, warum bist du so traurig ?« 

 »Liebstes Kind« , antwortete sie, »ich darf dir’s nicht sagen.« Er ließ ihr aber keine Ruhe, bis sie ging und die Stube aufschloß und ihm die zwölf mit Hobelspänen gefällten Totenladen zeigte. Darauf sprach sie : »Mein liebster Benjamin, diese Särge hat dein Vater für dich und deine elf Brüder machen lassen, denn wenn ich ein Mädchen zur Welt bringe, so sollt ihr allesamt getötet und darin begraben werden.« Und als sie weinte, während sie das sprach, so tröstete sie der Sohn und sagte : »Weine nicht, liebe Mutter, wir wollen uns schon helfen und wollen fortgehen.« 

Sie aber sprach : »Geh mit deinen elf Brüdern hinaus in den Wald, und einer setze sich immer auf den höchsten Baum, der zu finden ist, und halte Wacht und schaue nach dem Turm hier im Schloß. Gebär ich ein Söhnlein, so will ich eine weiße Fahne auf stecken, und dann dürft ihr wiederkommen ; gebär ich ein Töchterlein, so will ich eine rote Fahne aufstecken, und dann flieht fort, so schnell ihr könnt, und der liebe Gott behüte euch. Alle Nacht will ich aufstehen und für euch beten, im Winter, daß ihr an einem Feuer euch wärmen könnt, im Sommer, daß ihr nicht in der Hitze schmachtet.« 

Nachdem sie also ihre Söhne gesegnet hatte, gingen sie hinaus in den Wald. Einer hielt um den andern Wacht, saß auf der höchsten Eiche und schauete nach dem Turm. Als elf Tage herum waren und die Reihe an Benjamin kam, da sah er, wie eine Fahne aufgesteckt wurde ; es war aber nicht die weiße, sondern die rote Blutfahne, die verkündigte, daß sie alle sterben sollten. Wie die Brüder das hörten, wurden sie zornig und sprachen : »Sollten wir um eines Mädchens willen den Tod leiden ! Wir schwören, daß wir uns rächen wollen ; wo wir ein Mädchen finden, soll sein rotes Blut fließen.« 

Darauf gingen sie tiefer in den Wald hinein, und mitten drein, wo er am dunkelsten war, fanden sie ein kleines verwünschtes Häuschen, das leer stand. Da sprachen sie : »Hier wollen wir wohnen, und du, Benjamin, du bist der jüngste und schwächste, du sollst daheim bleiben und haushalten, wir andern wollen ausgehen und Essen holen.« Nun zogen sie in den Wald und schossen Hasen, wilde Rehe, Vögel und Täuberchen, und was zu essen stand, das brachten sie dem Benjamin, der mußte es ihnen zurechtmachen, damit sie ihren Hunger stillen konnten. In dem Häuschen lebten sie zehn Jahre zusammen, und die Zeit ward ihnen nicht lang.

Das Töchterchen, das ihre Mutter, die Königin, geboren hatte, war nun herangewachsen, war gut von Herzen und schön von Angesicht und hatte einen goldenen Stern auf der Stirne. Einmal, als große Wäsche war, sah es darunter zwölf Mannshemden und fragte seine Mutter : »Wem gehören diese zwölf Hemden, für den Vater sind sie doch viel zu klein ?« Da antwortete sie mit schwerem Herzen : »Liebes Kind, die gehören deinen zwölf Brüdern.« Sprach das Mädchen : »Wo sind meine zwölf Brüder, ich habe noch niemals von ihnen gehört.« Sie antwortete : »Das weiß Gott, wo sie sind ; sie irren in der Welt herum.« Da nahm sie das Mädchen und schloß ihm das Zimmer auf und zeigte ihm die zwölf Särge mit den Hobelspänen und den Totenkißchen. »Diese Särge« , sprach sie, »waren für deine Brüder bestimmt, aber sie sind heimlich fortgegangen, eh du geboren warst« , und erzählte ihm, wie sich alles zugetragen hatte. Da sagte das Mädchen : »Liebe Mutter, weine nicht, ich will gehen und meine Brüder suchen.« 

Nun nahm es die zwölf Hemden und ging fort und geradezu in den großen Wald hinein. Es ging den ganzen Tag, und am Abend kam es zu dem verwünschten Häuschen. Da trat es hinein und fand einen jungen Knaben, der fragte : »Wo kommst du her, und wo willst du hin ?« , und erstaunte, daß sie so schön war, königliche Kleider trug und einen Stern auf der Stirne hatte. Da antwortete sie : »Ich bin eine Königstochter und suche meine zwölf Brüder und will gehen, so weit der Himmel blau ist, bis ich sie finde.« Sie zeigte ihm auch die zwölf Hemden, die ihnen gehörten. Da sah Benjamin, daß es seine Schwester war, und sprach : »Ich bin Benjamin, dein jüngster Bruder.« Und sie fing an zu weinen vor Freude und Benjamin auch, und sie küßten und herzten einander vor großer Liebe. Hernach sprach er : »Liebe Schwester, es ist noch ein Vorbehalt da, wir hatten verabredet, daß ein jedes Mädchen, das uns begegnete, sterben sollte, weil wir um ein Mädchen unser Königreich verlassen mußten.« Da sagte sie : »Ich will gerne sterben, wenn ich damit meine zwölf Brüder erlösen kann.« 

 »Nein« , antwortete er, »du sollst nicht sterben, setze dich unter diese Bütte, bis die elf Brüder kommen, dann will ich schon einig mit ihnen werden.« Also tat sie ; und wie es Nacht ward, kamen die andern von der Jagd, und die Mahlzeit war bereit. Und als sie am Tische saßen und aßen, fragten sie : »Was gib’s Neues ?« Sprach Benjamin : »Wißt ihr nichts ?« 

 »Nein« , antworteten sie. Sprach er weiter : »Ihr seid im Walde gewesen, und ich bin daheim geblieben und weiß doch mehr als ihr.« 

 »So erzähle uns« , riefen sie. Antwortete er : »Versprecht ihr mir auch, daß das erste Mädchen, das uns begegnet, nicht soll getötet werden ?« 

 »Ja« , riefen sie alle, »das soll Gnade haben, erzähl uns nur.« Da sprach er : »Unsere Schwester ist da« , und hub die Bütte auf, und die Königstochter kam hervor in ihren königlichen Kleidern mit dem goldenen Stern auf der Stirne und war so schön, zart und fein. Da freueten sie sich alle, fielen ihr um den Hals und küßten sie und hatten sie vom Herzen lieb.

Nun blieb sie bei Benjamin zu Haus und half ihm in der Arbeit. Die elfe zogen in den Wald, fingen Gewild, Rehe, Vögel und Täuberchen, damit sie zu essen hatten, und die Schwester und Benjamin sorgten, daß es zubereitet wurde. Sie suchte das Holz zum Kochen und die Kräuter zum Gemüs und stellte die Töpfe ans Feuer, also daß die Mahlzeit immer fertig war, wenn die elfe kamen. Sie hielt auch sonst Ordnung im Häuschen und deckte die Bettlein hübsch weiß und rein, und die Brüder waren immer zufrieden und lebten in großer Einigkeit mit ihr.

Auf eine Zeit hatten die beiden daheim eine schöne Kost zurechtgemacht, und wie sie nun alle beisammen waren, setzten sie sich, aßen und tranken und waren voller Freude. Es war aber ein kleines Gärtchen an dem verwünschten Häuschen, darin standen zwölf Lilienblumen, die man auch Studenten heißt, nun wollte sie ihren Brüdern ein Vergnügen machen, brach die zwölf Blumen ab und dachte jedem aufs Essen eine zu schenken. Wie sie aber die Blumen abgebrochen hatte, in demselben Augenblick waren die zwölf Brüder in zwölf Raben verwandelt und flogen über den Wald hin fort, und das Haus mit dem Garten war auch verschwunden. Da war nun das arme Mädchen allein in dem wilden Wald, und wie es sich umsah, so stand eine alte Frau neben ihm, die sprach : »Mein Kind, was hast du angefangen ? Warum hast du die zwölf weißen Blumen nicht stehenlassen ? Das waren deine Brüder, die sind nun auf immer in Raben verwandelt.« Das Mädchen sprach weinend : »Ist denn kein Mittel, sie zu erlösen ?« 

 »Nein« , sagte die Alte, »es ist keins auf der ganzen Welt als eins, das ist aber so schwer, daß du sie damit nicht befreien wirst, denn du mußt sieben Jahre stumm sein, darfst nicht sprechen und nicht lachen, und sprichst du ein einziges Wort und es fehlt nur eine Stunde an den sieben Jahren, so ist alles umsonst, und deine Brüder werden von dem einen Wort getötet.« 

Da sprach das Mädchen in seinem Herzen : Ich weiß gewiß, daß ich meine Brüder erlöse, und ging und suchte einen hohen Baum, setzte sich darauf und spann und sprach nicht und lachte nicht. Nun trug’s sich zu, daß ein König in dem Walde jagte, der hatte einen großen Windhund, der lief zu dem Baum, wo das Mädchen drauf saß, sprang herum, schrie und bellte hinauf. Da kam der König herbei und sah die schöne Königstochter mit dem goldenen Stern auf der Stirne und war so entzückt über ihre Schönheit, daß er ihr zurief, ob sie seine Gemahlin werden wollte. Sie gab keine Antwort, nickte aber ein wenig mit dem Kopf. Da stieg er selbst auf den Baum, trug sie herab, setzte sie auf sein Pferd und führte sie heim.

Da ward die Hochzeit mit großer Pracht und Freude gefeiert ; aber die Braut sprach nicht und lachte nicht.

Als sie ein paar Jahre miteinander vergnügt gelebt hatten, fing die Mutter des Königs, die eine böse Frau war, an, die junge Königin zu verleumden, und sprach zum König : »Es ist ein gemeines Bettelmädchen, das du dir mitgebracht hast, wer weiß, was für gottlose Streiche sie heimlich treibt. Wenn sie stumm ist und nicht sprechen kann, so könnte sie doch einmal lachen, aber wer nicht lacht, der hat ein böses Gewissen.« Der König wollte zuerst nicht daran glauben, aber die Alte trieb es so lange und beschuldigte sie so viel böser Dinge, daß der König sich endlich überreden ließ und sie zum Tod verurteilte.

Nun ward im Hof ein großes Feuer angezündet, darin sollte sie verbrannt werden ; und der König stand oben am Fenster und sah mit weinenden Augen zu, weil er sie noch immer so liebhatte. Und als sie schon an den Pfahl festgebunden war und das Feuer an ihren Kleidern mit roten Zungen leckte, da war eben der letzte Augenblick von den sieben Jahren verflossen. Da ließ sich in der Luft ein Geschwirr hören, und zwölf Raben kamen hergezogen und senkten sich nieder ; und wie sie die Erde berührten, waren es ihre zwölf Brüder, die sie erlöst hatte. Sie rissen das Feuer auseinander, löschten die Flammen, machten ihre liebe Schwester frei und küßten und herzten sie.

Nun aber, da sie ihren Mund auftun und reden durfte, erzählte sie dem Könige, warum sie stumm gewesen wäre und niemals gelacht hätte. Der König freute sich, als er hörte, daß sie unschuldig war, und sie lebten nun alle zusammen in Einigkeit bis an ihren Tod. Die böse Stiefmutter ward vor Gericht gestellt und in ein Faß gesteckt, das mit siedendem Öl und giftigen Schlangen angefüllt war, und starb eines bösen Todes.



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