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Les douze chasseurs - Die zwölf Jäger

Le dimanche 6 mars 2005.

Les douze chasseurs Traduction René Bories

Il était une fois un fils de roi qui avait une fiancée qu’il aimait beaucoup. Et tandis qu’il était assis à ses côtés, tout heureux, lui arriva la nouvelle que son père était mourant et qu’il désirait le revoir avant sa fin. Il dit alors à son aimée :
« je dois partir et te laisser, je te donne une bague en souvenir. Quand je serai roi, je reviendrai te chercher pour te ramener chez moi. »
Puis il prit son cheval et s’en retourna auprès de son père qui était gravement malade et proche de la mort. Il lui parla ainsi :
« Bien aimé fils, j’ai voulu te revoir avant ma mort, promets moi de te marier selon ma volonté. » Et il lui désigna la fille d’un roi pour qu’elle devint son épouse. Le fils était si affligé que sans y penser il déclara :
« Oui cher père, il en sera fait selon votre volonté ! »
Là dessus le roi ferma les yeux et rendit l’âme.

Maintenant, que les obsèques et le deuil étaient passés, le couronnement approchait et le fils devait tenir la parole qu’il avait donnée à son père. Il se laissa fiancer à la fille du roi à laquelle il avait été promis. Sa première fiancée l’apprenant, s’attrista de tant d’infidèlité et failli mourir. Son père lui parla alors :
« Chère enfant, pourquoi es-tu si triste ? Ce que tu souhaitais, tu peux l’avoir. »
Elle s’observa un instant et dit :
« Cher père, je voudrais onze filles dont le visage, la tenue et la taille soient parfaitement identiques à moi-même.
Le roi déclara alors :
« Si cela est possible, ton voeu sera exaucé. » et il fit rechercher dans tout le royaume aussi longtemps que nécessaire les onze filles qui lui ressemblaient par le visage, la tenue et la taille.

Alors qu’elles se rendaient chez la fille du roi, celle-ci fit faire douze tenues de chasseur, toutes identiques et les onze filles durent s’en vêtir ainsi qu’elle même. Puis elle prit congé de son père et galopa en compagnie des onze autres filles vers la cour de son ex fiancé qu’elle aimait tant. Un fois rendu, elle demanda s’il avait besoin de chasseurs et s’il ne souhaitait pas les prendre tous à son service. Le roi la voyant ne la reconnut point et comme il s’agissait de bels gens il accepta et ils devinrent les douze chasseurs du roi.

Mais le roi avait un lion qui était un animal étrange et merveilleux, car il percevait ce qui était déguisé et secret. Il s’arrangea pour qu’un soir il parle au roi :
« Tu prétends donc que tu aurais là douze chasseurs ? »
« Oui » affirma le roi « ce sont douze chasseurs »
Le lion ajouta :
« Tu te trompes, ce sont douze filles »
Le roi rétorqua :
« Ce n’est pas vrai, comment veux-tu me le prouver ? »

« Oh oh, fais répandre des lentilles dans ton antichambre », répondit le lion. « et tu verras bien. Les hommes ont un pas ferme qui lorsqu’ils marchent sur des lentilles aucune ne bouge, alors que les filles qui trottent et trottinent, font rouler les lentilles. »
Le roi suivit volontiers le conseil et fit répandre des lentilles.

Mais il y avait un serviteur du roi qui était ami des chasseurs et qui lorsqu’il entendit qu’elles devaient être mises à l’épreuve, se rendit auprès d’elles et leur raconta tout ce qu’il avait entendu :
« Le lion veut prouver au roi que vous êtes des filles. » La fille du roi le remercia et s’adressa à ses jeunes filles :
« Agissez avec autorité et fouler fermement les lentilles.

Quand le lendemain matin, le roi fit appeler à lui, les douze chasseurs dans l’antichambre où il avait fait répandre les lentilles, elles foulèrent si fermement en ayant une si ferme allure qu’aucune lentille ne roula ni ne bougea. Puis elles partirent et le roi dit au lion :
« Tu m’as menti, elles marchent comme des hommes. »
Le lion se défendit :
« Elles ont su qu’elles devaient être mises à l’épreuve et ont pris une démarche autoritaire. Fait mettre douze rouets dans l’antichambre puis fait les venir, elles en seront toute joyeuse ce qui ne serait le cas d’aucun homme. »
Le roi suivit le conseil, et fit installer les rouets dans l’antichambre.

Le serviteur qui était loyal avec les chasseurs, les rejoignit et leur dévoila le piège. Lorsque la reine fut seule avec ses jeunes filles, elle ordonna :
« Faites vous autoritaires et ne regardez pas vers les rouets. »
Quand le lendemain matin le roi fit venir ses douze chasseurs, ils traversèrent l’antichambre sans un regard pour les rouets. Le roi signifia au lion :
« Tu m’as menti, ce sont des hommes car ils n’ont pas regardé les rouets. »
Le lion se défendit :
« Elles ont su que vous vouliez les mettre à l’épreuve et se sont faites autoritaires. »
Mais le roi ne voulut plus croire le lion.

Les douze chasseurs suivirent régulièrement le roi à la chasse qu’ils en furent à la longue très appréciés. Il advint alors qu’ils étaient à la chasse, que la nouvelle les atteignirent que la fiancée du roi serait en habits de noces. Quand la vraie fiancée entendit cela, elle en fut tellement blessée que son coeur faillit se rompre et elle s’écroula sur le sol. Le roi pensa que son chasseur préféré était blessé, courrut à lui pour l’aider. Il lui ota son gant et aperçut la bague qu’il avait donnée à sa première fiancée et après l’avoir dévisagée, la reconnut. Alors il en fut si ému qu’il l’embrassa et lorqu’elle ouvrit les yeux, il lui annonça :
« Tu es mienne, je suis tien et personne au monde ne pourra le changer. »
Il envoya alors à l’autre fiancée un message la priant de s’en retourner dans son royaume car il avait déjà une épouse. Celui qui a retrouvé une ancienne clé, n’en a pas besoin de nouvelle.

La dessus les noces furent célébrées et le lion revint en grâce car il avait dit la vérité.


Die zwölf Jäger

Es war einmal ein Königssohn, der hatte eine Braut und hatte sie sehr lieb. Als er nun bei ihr saß und ganz vergnügt war, da kam die Nachricht, daß sein Vater todkrank läge und ihn noch vor seinem Ende zu sehen verlangte. Da sprach er zu seiner Liebsten :
« Ich muß nun fort und muß dich verlassen, da geb ich dir einen Ring zu meinem Andenken. Wann ich König bin, komm ich wieder und hol dich heim. »
Da ritt er fort, und als er bei seinem Vater anlangte, war dieser sterbenskrank und dem Tode nah. Er sprach zu ihm : "LiebsterSohn, ich habe dich vor meinem Ende noch einmal sehen wollen, versprich mir, nach meinem Willen dich zu verheiraten", und nannte ihm eine gewisse Königstochter, die sollte seine Gemahlin werden. Der Sohn war so betrübt, daß er sich gar nicht bedachte, sondern sprach : "Ja, lieber Vater, was Euer Wille ist, soll geschehen", und darauf schloß der König die Augen und starb.

Als nun der Sohn zum König ausgerufen und die Trauerzeit verflossen war, mußte er das Versprechen halten, das er seinem Vater gegeben hatte, und ließ um die Königstochter werben, und sie ward ihm auch zugesagt. Das hörte seine erste Braut und grämte sich über die Untreue so sehr, daß sie fast verging. Da sprach ihr Vater zu ihr :
« Liebstes Kind,warum bist du so traurig ? Was du dir wünschest, das sollst du haben. »
Sie bedachte sich einen Augenblick, dann sprach sie :
« Lieber Vater, ich wünsche mir elf Mädchen,von Angesicht, Gestalt und Wuchs mir völlig gleich. »
Sprach der König :
« Wenn’s möglich ist, soll dein Wunsch erfüllt werden », und ließ in seinem ganzen Reich so lange suchen, bis elf Jungfrauen gefunden waren, seiner Tochter von Angesicht, Gestalt und Wuchs völlig gleich.

Als sie zu der Königstochter kamen, ließ diese zwölf Jägerkleider machen, eins wie das andere, und die elf Jungfrauen mußten die Jägerkleider anziehen, und sie selber zog das zwölfte an. Darauf nahm sie Abschied von ihrem Vaterund ritt mit ihnen fort und ritt an den Hof ihres ehemaligen Bräutigams,den sie so sehr liebte. Da fragte sie an, ob er Jäger brauchte und ob er sie nicht alle zusammen in seinen Dienst nehmen wollte. Der König sah sie an und erkannte sie nicht ; weil es aber so schöne Leute waren, sprach er ja, er wollte sie gerne nehmen ; und da waren sie die zwölf Jäger des Königs.

Der König aber hatte einen Löwen, das war ein wunderliches Tier, denn er wußte alles Verborgene und Heimliche. Es trug sich zu, daß er eines Abends zum König sprach : »Du meinst, du hättest da zwölf Jäger ?« 

 »Ja« , sagte der König, »zwölf Jäger sind’s« . Sprach der Löwe weiter : »Du irrst dich,das sind zwölf Mädchen.« Antwortete der König :»Das ist nimmer mehr wahr, wie willst du mir das beweisen ?« 

 »Oh, laß nur Erbsen in dein Vorzimmer streuen« ,antwortete der Löwe, »da wirst du’s gleich sehen. Männer haben einen festen Tritt, wenn die über Erbsen hingehen, regt sich keine, aber Mädchen, die trippeln und trappeln und schlurfeln, und die Erbsen rollen.« Dem König gefiel der Rat wohl, und er ließ die Erbsen streuen.

Es war aber ein Diener des Königs, der war den Jägern gut, und wie er hörte, daß sie sollten auf die Probe gestellt werden, ging er hin und erzählte ihnen alles wieder und sprach :
« Der Löwe will dem König weismachen, ihr wärt Mädchen. » Da dankte ihm die Königstochter und sprach her nach zu ihren Jungfrauen :
« Tut euch Gewalt an und tretet fest auf die Erbsen »

Als nun der König am andern Morgen die zwölf Jägerzu sich rufen ließ und sie ins Vorzimmer kamen, wo die Erbsenlagen, so traten sie so fest darauf und hatten einen so sichern, starken Gang, daß auch nicht eine rollte oder sich bewegte. Da gingen sie wieder fort, und der König sprach zum Löwen :
« Du hast mich belogen, sie gehen ja wie Männer »
Antwortete der Löwe :
« Sie haben’s gewußt, daß sie sollten auf die Probe gestellt werden, und haben sich Gewalt angetan. Laß nur einmal zwölf Spinnräder ins Vorzimmer bringen, so werden sie herzukommen und werden sich daran freuen,und das tut kein Mann »
Dem König gefiel der Rat, und er ließ die Spinnräder ins Vorzimmer stellen.

Der Diener aber, der’s redlich mit den Jägern meinte, ging hin und entdeckte ihnen den Anschlag. Da sprach die Königstochter, als sie allein waren, zu ihren elf Mädchen :
« Tut euch Gewalt an und blickt euch nicht um nach den Spinnrädern. »
Wie nun der König am andern Morgen seine zwölf Jäger rufen ließ, so kamen sie durch das Vorzimmer und sahen die Spinnräder gar nicht an. Da sprach der König wiederum zum Löwen :
« Du hast mich belogen, es sind Männer, denn sie haben die Spinnräder nicht angesehen. »
Der Löwe antwortete :
« Sie haben’s gewußt, daß sie sollten auf die Probe gestellt werden, und haben sich Gewalt angetan. »
Der König aber wollte dem Löwen nicht mehr glauben.

Die zwölf Jäger folgten dem König beständig zur Jagd, und er hatte sie je länger, je lieber. Nun geschah es, daß, als sie einmal auf der Jagd waren, Nachricht kam, die Braut des Königs wäre im Anzug. Wie die rechte Braut das hörte, tat’s ihr so weh, daß es ihr fast das Herz abstieß und sie ohnmächtig auf die Erde fiel. Der König meinte, seinem lieben Jäger sei etwas begegnet, lief hinzu und wollte ihm helfen und zog ihm den Handschuh aus. Da erblickte er den Ring, den er seiner ersten Braut gegeben, und als er ihr in das Gesicht sah, erkannte er sie.

Da ward sein Herz so gerührt, daß er sie küßte, und als sie die Augen aufschlug, sprach er : »Du bist mein,und ich bin dein, und kein Mensch auf der Welt kann das ändern.« Zu der andern Braut aber schickte er einen Boten und ließ sie bitten, in ihr Reich zurückzukehren, denn er habe schon eine Gemahlin, und wer einen alten Schlüssel wiedergefunden habe, brauche den neuen nicht. Darauf ward die Hochzeit gefeiert, und der Löwe kam wieder in Gnade, weil er doch die Wahrheit gesagt hatte.



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