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Les trois plumes - Die drei Federn

Le dimanche 17 avril 2005.

Les trois plumes Traduction française René Bories

Il y avait une fois un roi qui avait trois fils ; deux étaient intelligents et raisonables mais le troisième peu disert [1] et renfermé [2], on l’appelait Nicet. Lorsque le Roi devenu vieux et affaibli, sentant sa fin proche et ignorant toujours lequel de ses fils reprendrait le royaume, il les fit venir et leur tint ce discours :
-Partez et celui qui me ramènera le plus beau tapis deviendra roi à ma mort. Et afin qu’il n’y ait point de disputes entre eux, il les mena devant son château et lança trois plumes dans les airs et déclara :
-Là où elles atterriront, vous irez.
Une vola vers l’Est, l’autre fila vers l’Ouest et la troisième tomba tout droit, pas très loin délicatement sur le sol. Alors l’un des frères partit à droite, l’autre à gauche en se moquant du Nicet qui était resté là où la troisième plume était tombée.

Nicet, s’asseya tristement. En observant, il remarqua alors une trappe près de la plume. Il se releva, alla chercher une échelle et descendit. Il se retrouva face à une autre porte à laquelle il fappa et écouta comment à l’intérieur une voix s’éleva :
-Jeune demoiselle verte,
-À la gambette alerte,
-Telle un chiot à la gambille [3]légère,
-Bondissant deci delà,
-Voyons dehors qui est là !

Devant Nicet la porte s’ouvrit alors et il vit une énorme grenouille accroupie, autour d’elle tout un cercle de petites rainettes [4]. L’énorme grenouille demanda quel était son désir. Il répondit
-J’aurais aimé avoir le plus beau et le plus fin tapis. Elle appela alors une jeune grenouille et dit :
-Jeune demoiselle verte,
-À la gambette alerte,
-Telle un chiot à la gambille [5]légère,
-Bondissant deci delà,
-Porte moi cette boîte là !

La jeune grenouille attrapa la boîte et la tendit à l’énorme grenouille qui en sortit un tapis, si beau et si fin que personne sur cette terre n’aurait pu tisser de plus beau. Le jeune Nicet la remercia et s’en retourna.

Ses deux autres frères qui tenaient leur frère pour un niais pensèrent qu’il ne trouverait et ne ramènerait rien.
-Pourquoi devrions nous chercher quelque chose et nous donner autant de peine ? pensaient-ils, ils prirent la première bonne brebis que leur chemin croisa et des torchons rêches [6] qu’ils portaient et les rapportèrent à leur père. Dans le même temps, Nicet rapportait son beau tapis et lorsque le roi le vit, il s’étonna et dit :
-Pour lui rendre justice le royaume doit revenir à Nicet. Mais les deux autres qui ne l’entendaient pas ainsi ne laissèrent aucun répit à leur père ; ils déclarèrent que Nicet manquait de raison, et tenaient donc pour impossible qu’il puisse règner. Ils lui conseillèrent donc de poser de nouvelles conditions.

Le Roi annonça :
-Le royaume reviendra à celui qui me rapportera la plus belle bague, et il mena les trois frères dehors puis souffla les trois plumes dans les airs pour qu’ils puissent aller à leur poursuite.
Les aînés repartirent à nouveau, l’un vers l’est l’autre vers l’ouest tandis que celle de Nicet tomba directement sur le sol au côté de la trappe. Il redescendit donc et se rendit auprès de l’énorme grenouille et lui dit qu’il avait besoin de la plus belle bague. Elle se fit apporter immédiatement la grande boîte et lui en sortit une bague dont les joyaux brillaient, si belle qu’aucun joaillier sur cette terre n’aurait pu réaliser.

Les aînés riaient de Nicet qui voulait chercher une bague en or, tandis qu’eux ne se donnèrent pas cette peine et dénichèrent une vieille rondelle et la rapportèrent au roi. Mais lorsque Nicet montra sa bague en or le roi déclara :
-Que le royaume lui revienne ! Les aînés n’abandonnèrent pas pour autant leur pression sur le Roi jusqu’à ce qu’il pose une troisième condition qu’il formula ainsi, le royaume sera à celui qui ramènera la plus belle femme. Il souffla à nouveau les trois plumes dans les airs qui s’envolèrent comme elles le firent déjà deux fois.

Sans plus attendre, Nicet se rendit vers l’énorme grenouille et dit :
-Je dois ramener la plus belle des femmes à la maison.
-Héhé ! répondit la grenouille, la plus belle des femmes ne se trouve pas ainsi en un tour de main, mais tu dois cependant l’avoir. Elle lui déterra une betterave jaune tirée par six musaraignes [7]. Nicet, triste, s’exclama :
-Que puis-je bien faire avec ceci ? La grenouille lui répondit
-Assois dedans une de mes petites rainettes. Aussitôt dit aussitôt fait, il se saisit de l’une d’elles et l’asseya dans la rave jaune, et dans l’instant elle se transforma en une magnifique jeune femme, la betterave se changea en carrosse et les six souris en chevaux. Là dessus, il l’embrassa, fouetta les chevaux et la rapporta chez le Roi.

Ses frère revinrent sans s’être donné la peine de cherche une belle femme mais prirent la première meilleure paysanne venue. Quand le Roi les eut bien observées il déclara :
-Le royaume reviendra à ma mort à Nicet. Mais les aînés harcelèrent de leurs gémissements, les oreilles de leur père :
-Nous ne pouvons pas permettre que Nicet devienne Roi et exigèrent que le Roi leur accorde la préférence à la femme qui pourrait sauter au milieu du cerceau qui pendait dans la grande salle. Ils pensaient que c’était à la portée des paysannes car elles étaient assez fortes mais que la frêle jeune femme se tuerait.

Le vieux Roi y consentit à nouveau. Les deux paysannes sautèrent dans le cerceau mais elles étaient si maladroites qu’elles se brisèrent les os des bras et des jambes en retombant. Puis la jeune femme que Nicet avait ramenée, sauta aussi dans le cerceau avec la souplesse d’une chevrette [8] si bien qu’elle fit taire toute opposition. La couronne fut donnée à Nicet qui règna longtemps avec beaucoup de sagesse.


Die drei Federn (1857)

Es war einmal ein König, der hatte drei Söhne, davon waren zwei klug und gescheit, aber der dritte sprach nicht viel, war einfältig und hieß nur der Dummling. Als der König alt und schwach ward und an sein Ende dachte, wusste er nicht, welcher von seinen Söhnen nach ihm das Reich erben sollte. Da sprach er zu ihnen : „Zieht aus, und wer mir den feinsten Teppich bringt, der soll nach meinem Tod König sein.“ Und damit es keinen Streit unter ihnen gab, führte er sie vor sein Schloss, blies drei Federn in die Luft und sprach : „Wie die fliegen, so sollt ihr ziehen.“ Die eine Feder flog nach Osten, die andere nach Westen, die dritte flog aber geradeaus, und flog nicht weit, sondern fiel bald zur Erde.

Nun ging der eine Bruder rechts, der andere ging links, und sie lachten den Dummling aus, der bei der dritten Feder, da, wo sie niedergefallen war, bleiben musste. Der Dummling setzte sich nieder und war traurig. Da bemerkte er auf einmal, dass neben der Feder eine Falltüre lag. Er hob sie in die Höhe, fand eine Treppe und stieg hinab. Da kam er vor eine andere Türe, klopfte an und hörte, wie es inwendig rief :

„Jungfer grün und klein, Hutzelbein, Hutzelbeins Hündchen, Hutzel hin und her, lass geschwind sehen, wer draußen wär.“

Die Türe tat sich auf, und er sah eine große dicke Itsche (Kröte) sitzen und rings um sie eine Menge kleiner Itschen. Die dicke Itsche fragte, was sein Begehren wäre. Er antwortete : „Ich hätte gerne den schönsten und feinsten Teppich.“ Da rief sie eine junge und sprach :

„Jungfer grün und klein, Hutzelbein, Hutzelbeins Hündchen, Hutzel hin und her, bring mir die große Schachtel her.“

Die junge Itsche holte die Schachtel, und die dicke Itsche machte sie auf und gab dem Dummling einen Teppich heraus, so schön und so fein, wie oben auf der Erde keiner konnte gewebt werden. Da dankte er ihr und stieg wieder hinauf.

Die beiden andern hatten aber ihren jüngsten Bruder für so albern gehalten, dass die glaubten, er würde gar nichts finden und aufbringen. „Was sollen wir uns mit Suchen groß Mühe geben“, sprachen sie, nahmen dem ersten besten Schäfersweib, das ihnen begegnete, die groben Tücher vom Leib und trugen sie dem König heim. Zu derselben Zeit kam auch der Dummling zurück und brachte seinen schönen Teppich, und als der König den sah, staunte er und sprach : „Wenn es dem Recht nach gehen soll, so gehört dem jüngsten das Königreich.“ Aber die zwei andern ließen dem Vater keine Ruhe und sprachen, unmöglich könnte der Dummling, dem es in allen Dingen an Verstand fehlte, König werden, und baten ihn, er möchte eine neue Bedingung machen.

Da sagte der Vater : „Der soll das Reich erben, der mir den schönsten Ring bringt“, führte die drei Brüder hinaus, und blies drei Federn in die Luft, denen sie nachgehen sollten. Die zwei ältesten zogen wieder nach Osten und Westen, und für den Dummling flog die Feder geradeaus und fiel neben der Erdtüre nieder. Da stieg er wieder hinab zu der dicken Itsche und sagte ihr, dass er den schönsten Ring brauchte. Sie ließ sich gleich ihre große Schachtel holen, und gab ihm daraus einen Ring, der glänzte von Edelsteinen und war so schön, dass ihn kein Gold schmied auf der Erde hätte machen können. Die zwei ältesten lachten über den Dummling, der einen goldenen Ring suchen wollte, gaben sich gar keine Mühe, sondern schlugen einem alten Wagenring die Nägel aus und brachten ihn dem König. Als aber der Dummling seinen goldenen Ring vorzeigte, so sprach der Vater abermals : „Ihm gehört das Reich.“ Die zwei ältesten ließen nicht ab, den König zu quälen, bis er noch eine dritte Bedingung machte und den Ausspruch tat, der sollte das Reich haben, der die schönste Frau heimbrächte. Die drei Federn blies er nochmals in die Luft, und sie flogen wie die vorigen Male.

Da ging der Dummling ohne weiteres hinab zu der dicken Itsche und sprach : „Ich soll die schönste Frau heimbringen.“ „Ei“, antwortete die Itsche, „die schönste Frau, die ist nicht gleich zur Hand, aber du sollst sie doch haben.“ Sie gab ihm eine ausgehöhlte gelbe Rübe mit sechs Mäuschen bespannt. Da sprach der Dummling ganz traurig : „Was soll ich damit anfangen ?“ Die Itsche antwortete : „Setze nur eine von meinen kleinen Itschen hinein.“ Da griff er auf Geratewohl eine aus dem Kreis und setzte sie in die gelbe Kutsche, aber kaum saß sie darin, so ward sie zu einem wunderschönen Fräulein, die Rübe zur Kutsche, und die sechs Mäuschen zu Pferden. Da küsste er sie, jagte mit den Pferden davon und brachte sie zu dem König.

Seine Brüder kamen nach, die hatten sich gar keine Mühe gegeben, eine schöne Frau zu suchen, sondern die ersten besten Bauernweiber mitgenommen. Als der König sie erblickte, sprach er : „Dem jüngsten gehört das Reich nach meinem Tod.“ Aber die zwei ältesten betäubten die Ohren des Königs aufs neue mit ihrem Geschrei : „Wir können’s nicht zugeben, dass der Dummling König wird“, und verlangten, der sollte den Vorzug haben, dessen Frau durch einen Ring springen könnte, der da mitten in dem Saal hing. Sie dachten „die Bauernweiber können das wohl, die sind stark genug, aber das zarte Fräulein springt sich tot.“

Der alte König gab das auch noch zu. Da sprangen die zwei Bauernweiber, sprangen auch durch den Ring, waren aber so plump, dass sie fielen und ihre groben Arme und Beine entzweibrachen. Darauf sprang das schöne Fräulein, das der Dummling mitgebracht hatte, und sprang so leicht hindurch wie ein Reh, und aller Widerspruch musste aufhören. Also erhielt er die Krone und hat lange in Weisheit geherrscht.

[1] parlait peu

[2] muet et peu expansif

[3] jambe

[4] petites grenouilles vertes

[5] jambe

[6] râpeux, qui grattent la peau

[7] petite souris

[8] femelle du chevreuil



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