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Le Pierrot - Fundevogel

Le mardi 25 juillet 2006.

Le Pierrot [1] Fundevogel
Traduction René Bories

Il était une fois un forestier qui se rendait à la chasse. Tandis qu’il pénétrait dans la forêt, il entendit pleurer comme s’il s’agissait d’un petit enfant. Il avança vers les pleurs et en approchant d’un grand arbre il vit à sa cime un petit enfant.

Au pied de l’arbre, la mère s’était endormie avec son enfant reposant sur ses genoux. Un oiseau de proie les ayant aperçus, enleva l’enfant pour le déposer au sommet du grand arbre.

Le forestier grimpa au tronc, se saisit de l’enfant et le redescendit. Il pensa :
"Ramène l’enfant à la maison pour l’élever avec ton petit Lenchen [2]."

Il le mena donc à son foyer où les deux enfants grandirent ensemble. Comme l’enfant avait été trouvé sur arbre après avoir été enlevé par un oiseau, il fut appelé "Pierrot". Une profonde amitié liait Pierrot et Lenchen, tellement forte que lorsque l’un d’entre eux ne voyait plus l’autre, il devenait triste.

Le forestier avait une vieille servante. Un soir elle prit deux sceaux et alla puiser de l’eau à la source. Elle fit plusieurs allers et retours. La voyant, Lenchen lui dit :
-éh, la Sanne [3], pourquoi transportes-tu autant d’eau ?
-Si tu ne le répètes à personne, je te le dirai."
Lenchen lui promit de ne le dire à personne ; et la servante lui confia ce qui suit :
-Demain, lorsque le forestier sera parti à la chasse, je ferai chauffer l’eau, et lorsqu’elle bouillira j’y jetterai le Pierrot pour le faire cuire.

Le matin suivant, le forestier se leva et partit à la chasse tandis que les enfants étaient encore dans leur lit.

Alors Lenchen dit à Pierrot :
-Ne me lâche pas d’un pas et je ne te lâcherai pas d’un pas non plus et Pierrot répondit,
-Jamais au grand jamais !

Lenchen lui dit alors, la Sanne est allée chercher hier soir, de nombreux sceaux d’eau et je lui ai demandé pourquoi elle faisait cela. Elle m’a confié, en faisant promettre de le dire à personne, et je lui ai promis de ne le dire à personne. Elle me dit ainsi ; "Demain, lorsque le père sera parti à la chasse, je remplirai le baquet que je mettrai à bouillir, puis je jetterai le Pierrot dedans pour e faire cuire.3
Cependant, une fois levés, habillés, nous partirons, et nous disparaitrons.

Alors, les deux enfants se levèrent, s’habillèrent, partirent et disparurent. Comme l’eau bouillait maintenant dans le baquet, la Sanne alla dans la chambre à coucher pour attraper le Pierrot et le jeter dedans. Mais lorsqu’elle entra et se fut approché des lits, elle vit que les deux enfants étaient partis. Elle fut prise d’angoisse, en pensant à ce qu’elle pourrait bien dire au père lorsqu’il rentrera et qu’il s’apercevra de la disparition des enfants ? "Partons à leur recherche et essayons de les rattraper."
La servante envoya alors trois valets à leur recherche.
Les enfants s’étaient assis à l’orée de la forêt et lorsqu’ils virent les trois valets s’approcher, Lenchen dit à Pierrot :
-Ne me lâche pas d’un pas et je ne te lâcherai pas d’un pas non plus et Pierrot répondit,
-Jamais au grand jamais !

Puis il dit :
-Change toi en branche de rosier, moi, je me change en rose !
Les trois valets arrivèrent à l’orée du bois et virent qu’il n’y avait rien qu’une branche de rosier avec une rose dessus mais d’enfant point. Ils décidèrent qu’il n’y avait décidément rien à faire ici, ils s’en retournèrent à la maison du forestier et dirent à la servante qu’ils n’avaient, le moins du monde, rien vu d’autre qu’une branche rosier et une rose. Alors la vieille servante se fendit d’une volée de bois vert envers les valets :
-Hommes sans imagination, vous auriez dû fendre la branche de rosier et couper la rose et me les ramener, disparaissez et exécutez vous !"
Ils durent ainsi repartir à la recherche des enfants, mais ces derniers les avaient vus venir de loin.

Lenchen dit à Pierrot :
-Ne me lâche pas d’un pas et je ne te lâcherai pas d’un pas non plus et Pierrot répondit,
-Jamais au grand jamais !

Puis il dit :
-Change toi en église, moi dedans, je me change en couronne !
Quand les valets arrivèrent, ils ne virent rien d’autre qu’une église et dedans, une couronne. Que faisons nous donc ici, retournons à la maison. Une fois revenus, la servante demanda s’il avait trouvé quelque chose. Ils dirent qu’ils n’avaient trouvé qu’une église et dedans, une couronne.
-Fous que vous êtes, pourquoi n’avez vous pas détruit l’église et me n’avez vous rapporté la couronne qui se trouvait dedans ?
Là dessus elle se dressa sur ses jambes et partit avec les trois valets à la recherche des enfants, mais ces derniers, de loin, avaient vus venir les trois valets et la servante qui les suivait en dandinant.

Lenchen dit à Pierrot :
-Ne me lâche pas d’un pas et je ne te lâcherai pas d’un pas non plus et Pierrot répondit,
-Jamais au grand jamais !

Puis il dit :
-Change toi en mare, moi je me change en canard qui nage à sa surface !
Quand la servante arriva à l’orée du bois et qu’elle vit la mare elle s’y pencha pour la vider. Mais le canard nagea à toute vitesse sur elle, de ses ailes l’attrapa par la tête et la précipita au fond. Si bien que la vieille sorcière mourut noyée.

Enfin, les enfants retournèrent le cœur joyeux chez eux ; et si aujourd’hui ils ne sont pas morts, c’est qu’ils sont toujours en vie.


Fundevogel Es war einmal ein Förster, der ging in den Wald auf die Jagd, und wie er in den Wald kam, hörte er schreien, als obs ein kleines Kind wäre. Er ging dem Schreien nach und kam endlich zu einem hohen Baum, und oben darauf saß ein kleines Kind. Es war aber die Mutter mit dem Kinde unter dem Baum eingeschlafen, und ein Raubvogel hatte das Kind in ihrem Schoße gesehen : da war er hinzugeflogen, hatte es mit seinem Schnabel weggenommen und auf den hohen Baum gesetzt.

Der Förster stieg hinauf, holte das Kind herunter und dachte "du willst das Kind mit nach Haus nehmen und mit deinem Lenchen zusammen aufziehn."

Er brachte es also heim, und die zwei Kinder wuchsen miteinander auf. Das aber, das auf dem Baum gefunden worden war, und weil es ein Vogel weggetragen hatte, wurde "Fundevogel" geheißen. Fundevogel und Lenchen hatten sich so lieb, neinso lieb, daß, wenn eins das andere nicht sah, ward es traurig.

Der Förster hatte aber eine alte Köchin, die nahm eines Abends zwei Eimer und fing anWasser zu schleppen, und ging nicht einmal, sondern vielemal hinaus an den Brunnen. Lenchen sah es und sprach "hör einmal, alteSanne, was trägst du denn so viel Wasser zu ?" "Wenn dus keinem Menschen wiedersagen willst, so will ich dirs wohl sagen." Da sagte Lenchen nein, sie wollte es keinem Menschen wiedersagen, so sprach die Köchin : "morgen früh, wenn der Förster auf die Jagd ist, da koche ich das Wasser, und wenns im Kessel siedet, werfe ich den Fundevogel nein, und will ihn darinkochen."

Des andern Morgens in aller Frühe stieg der Förster auf und ging auf die Jagd, und als er weg war, lagen die Kinder noch im Bett.

Da sprach Lenchen zum Fundevogel "verläßt du mich nicht, so verlaß ich dich auch nicht ;" so sprach der Fundevogel "nun und nimmermehr.’"

Da sprach Lenchen "Ich will es dir nur sagen, die alte Sanne schleppte gestern abend so viel Eimer Wasser ins Haus, da fragte ich sie, warum sie das täte, so sagte sie, wenn ich es keinem Menschen sagen wollte, so wollte sie es mir wohl sagen : sprach ich, ich wollte es gewiß keinem Menschen sagen : da sagte sie, morgen früh, wenn der Vater auf die Jagd wäre, wollte sie den Kessel voll Wasser sieden, dich hineinwerfen und kochen. Wir wollen aber geschwind aufstehen, uns anziehen und zusammen fortgehen."

Also standen die beiden Kinder auf, zogen sich geschwind an und gingen fort. Wie nun das Wasser im Kessel kochte, ging die Köchin in die Schlafkammer, wollte den Fundevogel holen und ihn hineinwerfen. Aber als sie hineinkam und zu den Betten trat, waren die Kinder alle beide fort : da wurde ihr grausam angst, und sie sprach vor sich "was will ich nun sagen, wenn der Försterheim kommt und sieht, daß die Kinder weg sind ? Geschwind hintennach, daß wir sie wiederkriegen." Da schickte die Köchin drei Knechte nach, die sollten laufen und die Kinder einfangen. Die Kinder aber saßen vor dem Wald, und als sie die drei Knechte von weitem laufen sahen,

sprach Lenchen zum Fundevogel "verläßt du mich nicht, so verlaß ich dich auch nicht." So sprach Fundevogel "nun und nimmermehr."

Da sagte Lenchen "werde du zum Rosenstöckchen, und ich zum Röschen darauf." Wie nun die drei Knechte vor den Wald kamen, so war nichts da als ein Rosenstrauch und ein Röschen oben drauf, die Kinder aber nirgend. Da sprachen sie : "hier ist nichts zu machen," und gingen heim und sagten der Köchin, sie hätten nichts in der Welt gesehen als nur ein Rosenstöckchen und ein Röschen oben darauf. Da schalt die alte Köchin "ihr Einfaltspinsel, ihr hättet das Rosenstöckchen sollen entzweischneiden und das Röschen abbrechen und mit nach Haus bringen, geschwind und tuts." Sie mußten also zum zweitenmal hinaus und suchen. Die Kinder sahen sie aber von weitem kommen,

da sprach Lenchen "Fundevogel, verläßt du mich nicht,so verlaß ich dich auch nicht." Fundevogel sagte "nun und nimmermehr."

Sprach Lenchen "so werde du eine Kirche und ich die Krone darin." Wie nun die drei Knechte dahinkamen, war nichts da als eine Kirche und eine Krone darin. Sie sprachen also zueinander "was sollen wir hier machen, laßt uns nach Hause gehen." Wie sie nach Haus kamen, fragte die Köchin, ob sie nichts gefunden hätten : so sagten sie nein, sie hätten nichts gefunden als eine Kirche, da wäre eine Krone darin gewesen. "Ihr Narren," schalt die Köchin, "warum habt ihr nicht die Kirche zerbrochen und die Krone mit heim gebracht ?" Nun machte sich die alte Köchin selbst auf die Beine und ging mit den drei Knechten den Kindern nach. Die Kinder sahen aber die drei Knechte von weitem kommen, und die Köchin wackelte hintennach.

Da sprach Lenchen "Fundevogel, verläßt du mich nicht, so verlaß ich di ch auch nicht." Da sprach der Fundevogel "nun und nimmermehr."

Sprach Lenchen "werde zum Teich und ich die Ente drauf." Die Köchin aber kam herzu, und als sie den Teich sah, legte sie sich drüberhin und wollte ihn aussaufen. Aber die Ente kam schnell geschwommen, faßte sie mit ihrem Schnabel beim Kopf und zog sie ins Wasser hinein : da mußte die alte Hexe ertrinken.

Da gingen die Kinder zusammen nach Haus und waren herzlich froh ; und wenn sie nicht gestorben sind, leben sie noch.

[1] Pierrot est utilisé parfois pour désigner un moineau

[2] prénom

[3] prénom



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