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Blanche-Neige - Schneewittchen

Le mercredi 18 août 2004.

Blanche-Neige Traduction René Bories
Conte des frères GRIMM

Il était une fois, au milieu d’un hiver, alors que les flocons de neige tombaient du ciel comme un duvet, une reine qui brodait près de sa fenêtre à l’encadrement en ébène noir. Et tandis qu’elle brodait en regardant la neige, elle se piqua le doigt. Trois gouttes de sang tombèrent dans la neige. Le rouge du sang constrastait de beauté sur le blanc de la neige, elle pensa alors : si j’avais un enfant, aussi blanc que la neige, aux lèvres aussi rouges que le sang et aux cheveux aussi brun que le noir du cadre de ma fenêtre !

Peu après, elle eut une fille qui était aussi blanche que la neige, aux lèvres aussi rouge que le sang et aux cheveux aussi noir que l’ébène du cadre de sa fenêtre et qui reçut pour nom "Blanche-Neige". La reine mourut lorsqu’elle eut mis l’enfant au monde, une année passa avant que le roi ne reprît épouse. C’était une belle femme mais elle était très fière, très autoritaire et ne supportait pas que la beauté de quiconque surpasse la sienne. Elle possèdait un miroir magique et quand elle venait s’y regarder, elle lui parlait ainsi :
-Miroir, miroir sur le mur, qui est la plus belle dans tout le pays ? et le miroir lui répondait
-Reine, vous êtes la plus belle dans tout le pays."

Elle était alors satisfaite car elle savait que le miroir lui disait la vérité. Cependant Blanche-Neige grandissait et devenait de plus en plus belle et un beau jour elle fut plus belle que la reine elle-même. Et quand la reine interrogea son miroir :
-Miroir, miroir sur le mur, qui est la plus belle dans tout le pays ? il lui répondit :
-Reine, vous êtes la plus belle ici, mais Blanche-Neige est mille fois plus belle que vous.

Alors la reine s’effraya, devint jaune puis verte de jalousie. Plus tard en observant Blanche-Neige, son coeur se retourna dans sa poitrine. Ainsi elle haïssait la jeune fille. La jalousie et la fierté croissaient toujours plus en son coeur telles de mauvaises herbes au point que jours et nuits elle ne trouvait plus la paix. Elle fit venir un de ses chasseurs et lui dit :
-Emmène l’enfant dans la forêt, je ne veux plus la voir devant mes yeux. Tu dois la tuer et me rapporter son foie et ses poumons comme preuve de sa mort.
Le chasseur obtempéra et l’emmena dans les bois, alors qu’il se saisissait de son couteau de chasse pour percer le coeur de Blanche-Neige elle se mit à pleurer et dit :
-Hélas, bon chasseur, laisse moi la vie ! Je m’enfuirai dans la forêt et je ne reviendrai plus jamais.
La beauté de l’enfant eut raison de la volonté du chasseur qui prit pitié et il lui dit :
-Cours donc ! pauvre enfant ! Les bêtes sauvages auront tôt fait de te dévorer pensa-t-il et son coeur se serra car il n’avait plus besoin de la tuer. Un jeune broquart vint à passer qu’il tua pour lui prendre le foie et les poumons comme preuves de la mort de l’enfant. Le cuisinier les mit à cuire dans le sel et la méchante femme les dévora et put enfin dire qu’elle avait mangé le foie et les poumons de Blanche-Neige.

Maintenant, la pauvre enfant était dans la forêt, seule et orpheline de sa mère. Sa peur était si grande que toutes les feuilles des arbres la voyant ne savaient pas comment elles pouvaient l’aider. Elle se mit soudain à courir, tomba sur des pierres tranchantes et dans les buissons d’épines. Les bêtes sauvages bondissaient autour d’elle mais sans lui faire de mal. Elle courut aussi longtemps que ses jambes pouvaient la porter jusqu’à ce que la nuit tombe. Elle vit alors une petite hutte, elle s’y précipita pour s’y reposer. À l’intérieur tout était petit mais si mignon et propre qu’elle en resta muette de surprise. Une petite table avec sept petites assiettes était dressée et décorée d’une nappe blanche, près de chaque assiette une petite cuiller, une petite fourchette et un petit pichet. Près du mur, sept petits lits alignés côte à côte étaient chacun recouvert d’un drap blanc. Blanche-Neige, affâmée et assoiffée mangea dans chaque petite assiette un peu de légumes et de pain et but dans chaque pichet une goutte de vin ; car elle ne voulait pas tout prendre. Enfin épuisée elle s’allongea dans un des petits lits mais aucun ne convenait, un était trop long l’autre trop petit sauf le septième qui était assez long, elle s’y allongea, y fit sa prière et s’y endormit.

Lorsque l’obscurité fut tombée, les propriétaires de la hutte arrivèrent, c’était sept nains qui creusaient la montagne. Ils allumèrent leurs sept petites chandelles et quand la lumière éclaira la petite hutte, ils virent que quelqu’un s’y était assis et que tout n’était plus dans l’ordre dans lequel ils l’avaient laissée. Le premier questionna :
-Qui a mangé à ma place ?
le second :
-Qui a mangé dans mon assiette ?
le troisième :
-Qui a mangé de mon pain ?
le quatrième :
-Qui a mangé de mes légumes ?
le cinquième :
-Qui a piqué avec ma fourchette ?
le sixième :
-Qui a coupé avec mon couteau ?
et le septième :
-Qui a bu dans mon gobelet ?"

Puis le premier regarda autout et vit que sur son lit, il y avait une petite forma et demanda :
-Qui s’est allongé dans mon lit ?
Les autres accoururent et crièrent :
Quelqu’un s’est aussi couché dans le mien !
Le septième lorsqu’il vit son lit, regarda Blanche-Neige allongée et endormie. Il appela alors les autres qui approchèrent et s’écrièrent étonnés en tenant leurs sept petites chandelles pour éclairer l’enfant.
-Mon Dieu, mon Dieu ! s’écrièrent-ils,
-que cette enfant est belle !
Et ils furent si heureux qu’ils ne la réveillèrent pas mais la laissèrent dormir dans le petit lit. La nuit durant les sept nains à tour de rôle, toutes les heures, se relayèrent à son chevet. Au petit matin, Blanche-Neige eut peur en apercevant les sept nains. Mais ils étaient amicaux et lui demandèrent :
-Comment t’appelles-tu ?
-Je m’appelle Blanche-Neige ! répondit-elle.
-Comment es-tu arrivée dans notre maisonnette ? demandèrent-ils encore.
Elle leur expliqua que sa belle-mère avait voulu la faire tuer par son chasseur mais que celui-ci lui avait laissé la vie sauve et qu’elle avait marché tout le jour jusqu’à ce qu’enfin elle trouve leur maisonnette. Les nains lui demandèrent alors :
-Voudrais-tu prendre soin de notre demeure, faire la cuisine, les lits, la lessive, la couture et le tricotage, veux-tu tout tenir en ordre ? Tu pourras ainsi rester avec nous et il ne te manquera rien.
-Oh oui répondit Blanche-Neige, volontier, de tout mon coeur !
Et elle resta parmi eux. Elle tenait la maisonnette en ordre. Le matin ils se rendaient dans leur mine pour extraire le minerai d’or et le soir ils revenaient pour trouver leur repas prêt. La journée durant, la jeune fille était seule ; les bons petits nains la mirent en garde :
-Protège-toi de ta belle-mère, elle saura très vite que tu es ici ; ne laisse personne approcher !
La reine croyant avoir mangé le foie et les poumons de Blanche-Neige, pensa qu’elle était de nouveau la plus belle et se rendit vers son miroir pour l’interroger :
-Miroir, miroir, qui est la plus belle dans tout le pays ?
-Reine, vous êtes la plus belle ici, mais Blanche-Neige par delà les montagnes, chez les sept nains, est encore mille fois plus belle que vous !.
La reine était furieuse car elle savait que le miroir ne mentait jamais. Elle en avait conclu que le chasseur l’avait trompée et que Blanche-Neige était encore en vie. Puis elle repensa comment elle pourrait s’en débarrasser car aussi longtemps qu’elle ne serait pas la plus belle, sa jalousie qui la tenaillait ne lui laisserait aucun répit. Lorsqu’enfin elle y eut réfléchi, elle se maquilla et s’habilla en vieille épicière, si bien qu’on ne pouvait plus la reconnaître. Dans cette tenue, elle se rendit par dessus les sept montagnes chez les sept nains, frappa à leur porte et demanda :
-De la bonne marchandise, par cher, pas cher ! Blanche-Neige regarda par la fenêtre et répondit :
-Bonjour, chère Madame ! Qu’avez vous à vendre ?
-De la bonne marchandise, répondit-elle, des bobines de rubans de toutes les couleurs. Et elle en montra une qui était garnie de soie multicolore.
Je peux bien laisser entrer cette dame honorable pensa Blanche-Neige, et elle déverrouilla la porte et acheta les beaux rubans.
-Mon enfant, dit la vieille, Comme tu es belle ! viens, je veux te parer soigneusement.
Blanche-Neige confiante, se montra et se laissa parer des beaux rubans. Mais la vieille l’enlaça prestement et si fermement que Blanche-Neige perdit le souffle et tomba morte.
-Jusqu’à maintenant tu étais la plus belle, dit-elle et elle prit la fuite.

Peu après, au crépuscule, les nains revinrent à leur maisonnette ; et furent horrifier en découvrant leur chère Blanche-Neige allongée inanimée sur le sol comme morte. Ils la relevèrent et virent qu’elle était étroitement enlacée ils coupèrent alors les lacets ; son souffle revint lentement et petit à petit elle reprit vie. Lorsque les nains l’écoutèrent raconter comment tout arriva, ils lui dirent :
-La vieille épicière n’était rien d’autre que la reine impie. Protège toi et ne laisse personne entrer lorsque nous ne sommes pas avec toi !

La méchante reine une fois rentrée chez elle, se précipita devant son miroir et demanda :
-Miroir, miroir sur le mur, qui est la plus belle en ce royaume ?

Il répondit comme à l’acoutumé :

-Reine, vous êtes la plus jolie ici mais Blanche-Neige par delà les monts chez les sept nains est mille fois plus belle que vous.

En entendant cela, son sang ne fit qu’un tour, et hargneusement, elle se rendit à l’évidence que Blanche-Neige était revenue à la vie.
-Mais, j’ai pensé à quelque chose qui va remettre les choses en place. Pensa-t-elle. Avec un recette de sorcière qu’elle connaissait, elle fabriqua un peigne empoisonné. Elle prit alors l’apparence d’une autre vieille femme et elle se rendit par dessus les sept monts chez les sept nains et frappa à la porte et annonçant :
-De la bonne marchandise, pas cher, pas cher ! Blanche-Neige regarda par la fenêtre et dit :
-Va-t-en, je ne dois laisser entrer personne !
-Juste un regard, cela t’est bien permis ! dit la vieille en sortant le peigne empoisonné et en le lui tendant.
Il lui plut tant qu’elle se laissa convaincre et ouvrit la porte. Lorsqu’elles se furent mises d’accord sur l’échange,la vieille dit :
-Maintenant, je voudrais te peigner soigneusement.
-  La pauvre Blanche-Neige ne pensant pas à mal accorda à la vieille ce soin, mais à peine celle-ci eut-elle plongé le peigne dans ses cheveux, que le poison qui l’en imprégnait, agit prestement et la plongea dans l’inconscience et elle s’effondra sur le sol.

-Alors Idéal de Beauté ? interrogea la méchante femme, que t’arrive-t-il maintenant ? et elle s’enfuit.
Par chance le soir déjà venait et les sept nains revenaient chez eux. Lorsqu’ils virent Blanche-Neige allongée comme morte sur le sol, ils pensèrent immédiatement à sa marâtre, cherchèrent et trouvèrent le peigne empoisonné. À peine l’eurent-ils oté de ses cheveux que Blanche-Neige revint à elle et leur raconta ce qui lui était arrivé. Ils lui rappelèrent une nouvelle fois de rester sur ses gardes et de n’ouvrir à personne.

La reine pendant ce temps se tenait devant son miroir et demanda :
-Miroir, miroir sur le mur, qui est la plus belle en ce royaume ?

Il répondit comme précédemment :

-Reine, vous êtes la plus jolie ici mais Blanche-Neige par delà les monts chez les sept nains est mille fois plus belle que vous.

En entendant le miroir lui parler ainsi, elle se mit à trembler de rage. "Blanche-Neige" doit mourir "dussè-je y laisser ma vie !". Là dessus elle se rendit dans une salle isolée et voûtée où personne n’allait jamais et y prépara une pomme empoisonnée. À l’extérieur elle était splendide, blanche avec des flancs rouges, et quand on la regardait l’envie vous prenait d’y goûter mais si vous en mangiez un morceau et vous en mourriez sur le champ. Lorsque la pomme fut prête, la reine se farda le visage, s’habilla en paysanne et s’en alla par dessus les sept montagnes chez les sept nains. Elle frappa à la porte. Blanche-Neige tendit la tête à la fenêtre et déclara :
-Je ne dois laisser personne entrer, les sept nains me l’ont interdit !
-Cela me suffit, répondit la paysanne, je veux me séparer de mes pommes. Là, je voudrais t’en offrir une.
-Non, s’exclama Blanche-Neige, je ne dois pas les accepter !
-Aurais-tu peur du poison ? dit la vieille, regarde ! je coupe la pomme en deux ; tu manges la partie rouge, la blanche je la mange.
Mais la pomme avait été préparée de telle façon que seule la partie rouge avait été empoisonnée. Blanche-Neige se réjouissait de la belle pomme et lorsqu’elle vit que la paysanne en mangeait, elle ne sut plus résister, tendit la main et prit la moitié empoisonnée. À peine eut-elle mordu dedans qu’elle tomba morte sur le sol. La reine l’observa d’un regard noir et éclata d’un rire sardonique et annonça :
-Blanche comme la neige, rouge comme le sang, noire comme l’ébène ! Cette fois les nains ne pourront pas te réveiller. Et lorsqu’elle fut retournée au château et interrogea le mirroir :
-Miroir, miroir sur le mur, qui est la plus belle en ce royaume ?

Il lui répondit enfin :

-Reine, vous êtes la plus jolie ici,

Finalement son coeur jaloux put enfin trouver la paix, autant qu’un coeur jaloux puisse trouver la paix.

Les nains, lorsqu’ils rentrèrent le soir dans leur chaumière, trouvèrent Blanche-Neige allongée sur le sol, aucun soufle ne sortait de ses lèvres, elle était morte. Ils la soulevèrent et cherchèrent si ils trouvaient quelque poison, lissèrent ses cheveux, la lavèrent avec de l’eau et du vin mais rien cela ne servit à rien ; la chère enfant était morte et bien morte. Ils l’allongèrent sur une civière et s’asseyèrent tous les sept la pleurer trois jours durant. Puis ils voulurent l’enterrée mais elle semblait tellement fraîche comme si elle était encore vivante avec ses joues si belles et si rouges. Ils eurent une discussion :
-Nous ne pouvons pas l’ensevelir sous nos pieds, et ils lui firent un cercueil de cristal de sorte que chacun puisse la voir, ils l’étendirent dedans et écrivirent dessus en lettres d’or son nom et qu’elle était la fille d’un roi. Puis ils hissèrent la bière au sommet d’une colline où toujours l’un d’eux la veillait. Le peuple de la forêt vint aussi pour la pleurer, en premier une chouette puis un corbeau enfin une colombe.

Longtemps, longtemps, elle reposa en son cercueil sans se flétrir, elle semblait dormir, tout en restant aussi blanche que la neige, rouge que le sang et noir que l’ébène. Un jour un prince traversant les bois arriva à la maison des nains et y passa la nuit. Il vit le cercueil sur la colline et la belle Blanche-Neige qui y reposait, puis il lut ce qui y était écrit en lettres d’or. Il leur dit alors :
-Laissez moi le cercueil, je vous en donnerai ce que vous en demanderez.
Mais les nains répondirent :
-Nous ne vous le donnerons pas pour tout l’or du monde ! Mais leur répondit :
-Offrez le moi, car je ne peux pas vivre sans regarder Blanche-Neige et je veux l’honorer et la chérir comme ma bien aimée.
En leur parlant ainsi, les nains eurent pitié de lui et lui offrirent le cercueil. Le prince la fit transporter sur les épaules de ses serviteurs. Tandis qu’ils le portait, il advint que ceux-ci trébuchèrent sur une touffe, le choc expulsa, de la gorge de Blanche-Neige, le morceau de pomme qu’elle avait croquée. Peu après, elle ouvrit les yeux, repousa le couvercle de la bière, inspira profondément et revint à la vie.
-Mon Dieu, où suis-je ? s’écria-t-elle.
Le fils du roi lui dit plein de joie :
-Tu es mienne, et lui raconta se qui s’était passé et déclara :
-Je t’aime plus que tout au monde ; viens avec moi dans le château de mon père, tu seras mon épouse.

Blanche-Neige étant bien avec le prince partit avec lui et bientôt leurs noces furent annoncées avec majesté et en grandes pompes.

Mais à la noce la marâtre fut aussi invitée. Vêtue de sa splendide robe elle se rendit devant son miroir et lui demanda :

-Miroir, miroir sur le mur, qui est la plus belle dans ce royaume ?
Le miroir répondit : Reine, vous êtesla plus belle ici, mais la jeune reine est mille fois plus belle que vous.

Alors la méchante femme voulut fuir, elle était si effrayée qu’elle ne savait plus à quel Saint se vouer. Elle ne voulait plus se rendre au mariage mais comme elle ne s’apaisait pas, il lui fallait voir la jeune reine. Quand elle arriva, elle reconnut Blanche-Neige et se figea dans sa peur et sa frayeur. Mais des souliers de fers avaient déjà été mis à rougir dans le fourneau qu’on lui passa aux pieds pour qu’elle danse jusqu’à ce qu’elle s’écroule morte sur le sol.


Schneewittchen

Es war einmal mitten im Winter, und die Schneeflocken fielen wie Federn vom Himmel herab. Da saß eine Königin an einem Fenster, das einen Rahmen von schwarzem Ebenholz hatte, und nähte. Und wie sie so nähte und nach dem Schnee aufblickte, stach sie sich mit der Nadel in den Finger, und es fielen drei Tropfen Blut in den Schnee. Und weil das Rote im weißen Schnee so schön aussah, dachte sie bei sich : Hätt’ ich ein Kind, so weiß wie Schnee, so rot wie Blut und so schwarz wie das Holz an dem Rahmen ! Bald darauf bekam sie ein Töchterlein, das war so weiß wie Schnee, so rot wie Blut und so schwarzhaarig wie Ebenholz und ward darum Schneewittchen (Schneeweißchen) genannt. Und wie das Kind geboren war, starb die Königin. Über ein Jahr nahm sich der König eine andere Gemahlin. Es war eine schöne Frau, aber sie war stolz und übermütig und konnte nicht leiden, daß sie an Schönheit von jemand sollte übertroffen werden. Sie hatte einen wunderbaren Spiegel wenn sie vor den trat und sich darin beschaute, sprach sie :

".Spieglein, Spieglein an der Wand,
Wer ist die Schönste im ganzen Land ?

so antwortete der Spiegel :

"Frau Königin, Ihr seid die Schönste im Land."

Da war sie zufrieden, denn sie wußte, daß der Spiegel die Wahrheit sagte. Schneewittchen aber wuchs heran und wurde immer schöner, und als es sieben Jahre alt war, war es so schön, wie der klare Tag und schöner als die Königin selbst. Als diese einmal ihren Spiegel fragte :

"Spieglein, Spieglein an der Wand, Wer ist die Schönste im ganzen Land ?"

so antwortete er :

"Frau Königin, Ihr seid die Schönste hier, Aber Schneewittchen ist tausendmal schöner als Ihr."

Da erschrak die Königin und ward gelb und grün vor Neid. Von Stund an, wenn sie Schneewittchen erblickte, kehrte sich ihr das Herz im Leibe herum. so haßte sie das Mädchen. Und der Neid und Hochmut wuchsen wie ein Unkraut in ihrem Herzen immer höher, daß sie Tag und Nacht keine Ruhe mehr hatte. Da rief sie einen Jäger und sprach : "Bring das Kind hinaus in den Wald, ich will’s nicht mehr vor meinen Augen sehen. Du sollst es töten und mir Lunge und Leber zum Wahrzeichen mitbringen." Der Jäger gehorchte und führte es hinaus, und als er den Hirschfänger gezogen hatte und Schneewittchens unschuldiges Herz durchbohren wollte, fing es an zu weinen und sprach : "Ach, lieber Jäger, laß mir mein Leben ! Ich will in den wilden Wald laufen und nimmermehr wieder heimkommen." Und weil es gar so schön war, hatte der Jäger Mitleiden und sprach : "So lauf hin, du armes Kind !" Die wilden Tiere werden dich bald gefressen haben, dachte er, und doch war’s ihm, als wäre ein Stein von seinem Herzen gewälzt, weil er es nicht zu töten brauchte. Und als gerade ein junger Frischling dahergesprungen kam, stach er ihn ab, nahm Lunge und Leber heraus und brachte sie als Wahrzeichen der Königin mit. Der Koch mußte sie in Salz kochen, und das boshafte Weib aß sie auf und meinte, sie hätte Schneewittchens Lunge und Leber gegessen.

Nun war das arme Kind in dem großen Wald mutterseelenallein, und ward ihm so angst, daß es alle Blätter an den Bäumen ansah und nicht wußte, wie es sich helfen sollte. Da fing es an zu laufen und lief über die spitzen Steine und durch die Dornen, und die wilden Tiere sprangen an ihm vorbei, aber sie taten ihm nichts. Es lief, so lange nur die Füße noch fortkonnten, bis es bald Abend werden wollte. Da sah es ein kleines Häuschen und ging hinein, sich zu ruhen. In dem Häuschen war alles klein, aber so zierlich und reinlich, daß es nicht zu sagen ist. Da stand ein weißgedecktes Tischlein mit sieben kleinen Tellern, jedes Tellerlein mit seinem Löffelein, ferner sieben Messerlein und Gäblelein und sieben Becherlein. An der Wand waren sieben Bettlein nebeneinander aufgestellt und schneeweiße Laken darüber gedeckt. Schneewittchen, weil es so hungrig und durstig war, aß von jedem Tellerlein ein wenig Gemüs’ und Brot und trank aus jedem Becherlein einen Tropfen Wein ; denn es wollte nicht einem alles wegnehmen. Hernach, weil es so müde war, legte es sich in ein Bettchen, aber keins paßte ; das eine war zu lang, das andere zu kurz, bis endlich das siebente recht war ; und darin blieb es liegen, befahl sich Gott und schlief ein.

Als es ganz dunkel geworden war, kamen die Herren von dem Häuslein, das waren die sieben Zwerge, die in den Bergen nach Erz hackten und gruben. Sie zündeten ihre sieben Lichtlein an, und wie es nun hell im Häuslein ward, sahen sie, daß jemand darin gesessen war, denn es stand nicht alles so in der Ordnung, wie sie es verlassen hatten. Der erste sprach : "Wer hat auf meinem Stühlchen gesessen ?’ Der zweite : "Wer hat von meinem Tellerchen gegessen ?" Der dritte : "Wer hat von meinem Brötchen genommen ?" Der vierte : "Wer hat von meinem Gemüschen gegessen ?" Der fünfte : "Wer hat mit meinem Gäbelchen gestochen ?" Der sechste : "Wer hat mit meinem Messerchen geschnitten ?" Der siebente : "Wer hat aus meinem Becherlein Getrunken ?" Dann sah sich der erste um und sah, daß auf seinem Bett eine kleine Delle war, da sprach er : "Wer hat in mein Bettchen getreten ?" Die anderen kamen gelaufen und riefen : "In meinem hat auch jemand Gelegen !" Der siebente aber, als er in sein Bett sah, erblickte Schneewittchen, das lag darin und schlief. Nun rief er die andern, die kamen herbeigelaufen und schrien vor Verwunderung, holten ihre sieben Lichtlein und beleuchteten Schneewittchen. "Ei, du mein Gott ! Ei, du mein Gott !" riefen sie, "was ist das Kind so schön !" Und hatten so große Freude, daß sie es nicht aufweckten, sondern im Bettlein fortschlafen ließen. Der siebente Zwerg aber schlief bei seinen Gesellen, bei jedem eine Stunde, da war die Nacht herum. Als es Morgen war, erwachte Schneewittchen, und wie es die sieben Zwerge sah, erschrak es. Sie waren aber freundlich und fragten : "Wie heißt du ?" "Ich heiße Schneewittchen", antwortete es. "Wie bist du in unser Haus gekommen ?" sprachen weiter die Zwerge. Da erzählte es ihnen, daß seine Stiefmutter es hätte wollen umbringen lassen, der Jäger hätte ihm aber das Leben geschenkt, und da wär’ es gelaufen den ganzen Tag, bis es endlich ihr Häuslein gefunden hätte. Die Zwerge sprachen : "Willst du unsern Haushalt versehen, kochen, betten, waschen, nähen und stricken, und willst du alles ordentlich und reinlich halten, so kannst du bei uns bleiben, und es soll dir an nichts fehlen." "Jaa, sagte Schneewittchen, "von Herzen gern !" und blieb bei ihnen. Es hielt ihnen das Haus in Ordnung. Morgens gingen sie in die Berge und suchten Erz und Gold, abends kamen sie wieder, und da mußte ihr Essen bereit sein. Den ganzen Tag über war das Mädchen allein ; da warnten es die guten Zwerglein und sprachen : "Hüte dich vor deiner Stiefmutter, die wird bald wissen, daß du hier bist ; laß ja niemand herein ! Die Königin aber, nachdem sie Schneewittchens Lunge und Leber glaubte gegessen zu haben, dachte nicht anders, als sie wäre wieder die Erste und Allerschönste, trat vor ihren Spiegel und sprach :

"Spieglein, Spieglein. an der Wand, Wer ist die Schönste im ganzen Land ?"

Da antwortete der Spiegel :

"Frau Königin, Ihr seid die Schönste hier, Aber Schneewittchen über den Bergen Bei den sieben Zwergen Ist noch tausendmal schöner als Ihr."

Da erschrak sie, denn sie wußte, daß der Spiegel keine Unwahrheit sprach, und merkte, daß der Jäger sie betrogen hatte und Schneewittchen noch am Leben war. Und da sann und sann sie aufs neue, wie sie es umbringen wollte ; denn so lange sie nicht die Schönste war im ganzen Land, ließ ihr der Neid keine Ruhe. Und als sie sich endlich etwas ausgedacht hatte, färbte sie sich das Gesicht und kleidete sich wie eine alte Krämerin und war ganz unkenntlich. In dieser Gestalt ging sie über die sieben Berge zu den sieben Zwergen, klopfte an die Türe und rief : "Schöne Ware feil ! feil !" Schneewittchen guckte zum Fenster hinaus und rief : "Guten Tag, liebe Frau ! Was habt Ihr zu verkaufen ?" "Gute Ware", antwortete sie, "Schnürriemen von allen Farben", und holte einen hervor, der aus bunter Seide geflochten war. Die ehrliche Frau kann ich hereinlassen, dachte Schneewittchen, riegelte die Türe auf und kaufte sich den hübschen Schnürriemen. "Kind", sprach die Alte, "wie du aussiehst ! Komm, ich will dich einmal ordentlich schnüren." Schneewittchen hatte kein Arg, stellte sich vor sie und ließ sich mit dem neuen Schnürriemen schnüren. Aber die Alte schnürte geschwind und schnürte so fest, daß dem Schneewittchen der Atem verging und es für tot hinfiel. "Nun bist du die Schönste gewesen", sprach sie und eilte hinaus. Nicht lange darauf, zur Abendzeit, kamen die sieben Zwerge nach Haus ; aber wie erschraken sie, als sie ihr liebes Schneewittchen auf der Erde liegen sahen, und es regte und bewegte sich nicht, als wäre es tot. Sie hoben es in die Höhe, und weil sie sahen, daß es zu fest geschnürt war, schnitten sie den Schnürriemen entzwei ; da fing es an ein wenig zu atmen und ward nach und nach wieder lebendig. Als die Zwerge hörten, was geschehen war, sprachen sie : "Die alte Krämerfrau war niemand als die gottlose Königin. Hüte dich und laß keinen Menschen herein, wenn wir nicht bei dir sind !" Das böse Weib aber, als es nach Haus gekommen war, ging vor den Spiegel und fragte :

"Spieglein, Spieglein an der Wand, Wer ist die Schönste im ganzen Land ?"

Da antwortete er wie sonst :

"Frau Königin, Ihr seid die Schönste hier, Aber Schneewittchen über den Bergen Bei den sieben Zwergen Ist noch tausendmal schöner als Ihr."

Als sie das hörte, lief ihr alles Blut zum Herzen, so erschrak sie, ’denn sie sah wohl, daß Schneewittchen wieder lebendig geworden war. "Nun aber", sprach sie", will ich etwas aussinnen, das dich- zugrunde richten soll", und mit Hexenkünsten, die sie verstand, machte sie einen giftigen Kamm. Dann verkleidete sie sich und nahm die Gestalt eines anderen alten Weibes an. So ging sie hin über die sieben Berge zu den sieben Zwergen, klopfte an die Türe und rief : "Gute Ware feil ! feil !" Schneewittchen schaute heraus und sprach : "Geht nur weiter, ich darf niemand hereinlassen !" "Das Ansehen wird dir doch erlaubt sein", sprach die Alte, zog den giftigen Kamm heraus und hielt ihn in die Höhe. Da gefiel er dem Kinde so gut, daß es sich betören ließ und die Türe öffnete. Als sie des Kaufs einig waren, sprach die Alte : "Nun will ich dich einmal ordentlich kämmen." Das arme Schneewittchen dachte an nichts, ließ die Altegewähren, aber kaum hatte sie den Kamm in die Haare gesteckt, als das Gift darin wirkte und das Mädchen ohne Besinnung niederfiel. "Du Ausbund von Schönheit", sprach das boshafte Weib, "jetzt ist’s um dich geschehen", und ging fort. Zum Glück aber war es bald Abend,wodie siebenZwergleinnach Haus kamen. Alssie Schneewittchen wie tot aufderErde liegen sahen, hatten sie gleich die Stiefmutter in Verdacht, suchtennach und fandendengiftigenKamm. Und kaum hattensieihn herausgezogen,so kam Schneewittchen wieder zu sich und erzählte, was vorgegangen war. Da warnten sie es noch einmal, auf seiner Hut zu sein und niemand die Türe zu öffnen. Die Königin stellte sich daheim vor den Spiegel und sprach :

"Spieglein, Spieglein an der Wand, Wer ist die Schönste im ganzen Land ?"

Da antwortete er wie vorher :

"Frau Königin, Ihr seid die Schönste hier, Aber Schneewittchen über den Bergen Bei den sieben Zwergen Ist noch tausendmal schöner als Ihr."

Als sie den Spiegel so reden hörte, zitterte und bebte sie vor Zorn. ,Schneewittchen soll sterben", rief sie, "und wenn es mein eigenes Leben kostet !" Darauf ging siein eine ganz verborgene, einsame Kammer, wo niemand hinkam, und machte da einen giftigen, giftigen Apfel. Äußerlich sah er schön aus, weiß mit roten Backen, daß jeder, der ihn erblickte, Lust danach bekam, aber wer ein Stückchen davon aß, der mußte sterben. Als der Apfel fertig war, färbte sie sich das Gesicht und verkleidete sich in eine Bauersfrau, und so ging sie über die sieben Berge zu den sieben Zwergen. Sie klopfte an. Schneewittchen streckte den Kopf zum Fenster heraus und sprach : " Ich darf keinen Menschen einlassen, die sieben Zwerge haben mir’s verboten !" "Mir auch recht", antwortete die Bäuerin, "meine Äpfel will ich schon loswerden. Da, e i n e n will ich dir schenken." "Nein", sprach Schneewittchen, "ich darf nichts annehmen !" "Fürchtest du dich vor Gift ?" sprach die Alte, "siehst du, da schneide ich den Apfel in zwei Teile ; den roten Backen iß, den weißen will ich essen " Der Apfel war aber so künstlich gemacht, daß der rote Backen allein vergiftet war. Schneewittchen lusterte den schönen Apfel an, und als es sah, daß die Bäuerin davon aß, so konnte es nicht länger widerstehen, streckte die Hand hinaus und nahm die giftige Hälfte. Kaum aber hatte es einen Bissen davon im Mund, so fiel es tot zur Erde nieder. Da betrachtete es die Königin mit grausigen Blicken und lachte überlaut und sprach : "Weiß wie Schnee, rot wie Blut, schwarz wie Ebenholz ! Diesmal können dich die Zwerge nicht wieder erwecken." Und als sie daheim den Spiegel befragte :

"Spieglein, Spieglein an der Wand, Wer ist die Schönste im ganzen Land ?"

so antwortete er endlich :

"Frau Königin, Ihr seid de Schönste im Land."

Da hatte ihr neidisches Herz Ruhe, so gut ein neidisches Herz Ruhe haben kann.

Die Zwerglein, wie sie abends nach Haus kamen, fanden Schneewittchen auf der Erde liegen, und es ging kein Atem mehr aus seinem Mund, und es war tot. Sie hoben es auf suchten, ob sie was Giftiges fänden, schnürten es auf, kämmten ihm die Haare, wuschen es mit Wasser und Wein, aber es half alles nichts ; das liebe Kind war tot und blieb tot. Sie legten es auf eine Bahre und setzten sich alle siebene daran und beweinten es und weinten drei Tage lang. Da wollten sie es begraben, aber es sah noch so frisch aus wie ein lebender Mensch und hatte noch seine schönen, roten Backen. Sie sprachen : "Das können wir nicht in die schwarze Erde versenken", und ließen einen durchsichtigen Sarg von Glas machen, daß man es von allen Seiten sehen konnte, legten es hinein und schrieben mit goldenen Buchstaben seinen Namen darauf und daß es eine Königstochter wäre. Dann setzten sie den Sarg hinaus auf den Berg, und einer von ihnen blieb immer dabei und bewachte ihn. Und die Tiere kamen auch und beweinten Schneewittchen, erst eine Eule dann ein Rabe. zuletzt ein Täubchen. Nun lag Schneewittchen lange, lange Zeit in dem Sarg und verweste nicht, sondern sah aus, als wenn es schliefe, denn es war noch so weiß wie Schnee, so rot wie Blut und so schwarzhaarig wie Ebenholz. Es geschah aber, daß ein Königssohn in den Wald geriet und zu dem Zwergenhaus kam, da zu übernachten. Er sah auf dem Berg den Sarg und das schöne Schneewittchen darin und las, was mit goldenen Buchstaben darauf geschrieben war. Da sprach er zu den Zwergen : "Laßt mir den Sarg, ich will euch geben, was ihr dafür haben wollt " Aber die Zwerge antworteten : "Wir geben ihn nicht für alles Gold in der Welt." Da sprach er : "So schenkt mir ihn, denn ich kann nicht leben, ohne Schneewittchen zu sehen, ich will es ehren und hochachten wie mein Liebstes." Wie er so sprach, empfanden die guten Zwerglein Mitleid mit ihm und gaben ihm den Sarg. Der Königssohn ließ ihn nun von seinen Dienern auf den Schultern forttragen. Da geschah es, daß sie über einen Strauch stolperten, und von dem Schüttern fuhr der giftige Apfelgrütz, den Schneewittchen abgebissen hatte, aus dem Hals. Und nicht lange, so öffnete es die Augen, hob den Deckel vom Sarg in die Höhe und richtete sich auf und war wieder lebendig. "Ach Gott, wo bin ich ?" rief es. Der Königssohn sagte voll Freude : "Du bist bei mir", und erzählte, was sich zugetragen hatte, und sprach : "Ich habe dich lieber als alles auf der Welt ; komm mit mir in meines Vaters Schloß, du sollst meine Gemahlin werden." Da war ihm Schneewittchen gut und ging mit ihm, und ihre Hochzeit ward mit großer Pracht und Herrlichkeit angeordnet. Zu dem Feste wurde aber auch Schneewittchens gottlose Stiefmutter eingeladen. Wie sie sich nun mit schönen Kleidern angetan hatte, trat sie vor den Spiegel und sprach :

"Spieglein, Spieglein an der Wand, Wer ist die Schönste im ganzen Land ?"

Der Spiegel antwortete :

"Frau Königin, Ihr seid die Schönste hier, Aber die junge Königin ist noch tausendmal schöner als ihr."

Da stieß das böse Weib einen Fluch aus, und ward ihr so angst, so angst, daß sie sich nicht zu lassen wußte. Sie wollte zuerst gar nicht auf die Hochzeit kommen, doch ließ es ihr keine Ruhe, sie mußte fort und die junge Königin sehen. Und wie sie hineintrat, erkannte sie Schneewittchen, und vor Angst und Schrecken stand sie da und konnte sich nicht regen. Aber es waren schon eiserne Pantoffel über Kohlenfeuer gestellt und wurden mit Zangen hereingetragen und vor sie hingestellt. Da mußte sie in die rotglühenden Schuhe treten und so lange tanzen, bis sie tot zur Erde fiel.

Copyright© 2003 René Bories
Conte : "Blanche Neige", traduction de l’allemand du conte des frères Grimm "Schneewitchen"
Traduction Copyleft : cette oeuvre est libre, vous pouvez la redistribuer et/ou la modifier selon les termes de la Licence Art Libre. Vous trouverez un exemplaire de cette Licence sur le site Copyleft Attitude L.A.L.


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